Francis Poézévara

Conseiller municipal à Nanterre

Mois : avril 2009 (Page 1 sur 3)

Puteaux : le Conseil Municipal vu de la tribune

Joëlle Ceccaldi-Raynaud au Conseil Municipal de Puteaux

Joëlle Ceccaldi-Raynaud au Conseil Municipal de Puteaux

J’ai assisté hier pour la première fois au Conseil Municipal de Puteaux. Même si j’avais eu des échos de l’ambiance dans la salle et dans la tribune, j’ai été impressionné ! Petit retour sur une soirée haute en couleur.

L’intervention de Roland Castro

Je suis arrivé à la Mairie de Puteaux vers 19h50, soit 20 minutes après le début du Conseil. J’ai raté l’intervention de Frédéric Chevalier, ex-colistier de Puteaux Ensemble qui a rejoint sans surprise la majorité de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Vous en retrouverez tous les détails sur le blog de Régis Sada. En revanche, j’ai pu assister à l’intervention de Roland Castro, qui a défendu son projet de boulevard circulaire remis à niveau du sol. Peut-être est-ce parce que je n’ai pas l’ensemble des éléments du projet, mais les explications de l’architecte m’ont parue relativement floue. Je ne vois pas encore comment le nouveau boulevard participera à l’amélioration des déplacements piétons de Puteaux Centre à la Défense, ni comment il améliorera le cadre de vie des résidents. Il faudra sans doute attendre des éléments plus précis (comme la concertation des Putéoliens – qui n’en porte que le nom – qui aura lieu d’ici cet été).

Dans la tribune publique, environ 25 personnes assistaient aux débats. A vue d’oeil, il y avait environ 70% de femmes, et les âges allaient de 20 à 70 ans. Pour la première partie de la soirée (les débats avec Roland Castro), l’assemblée était à peu près calme (même si on entendait certain(e)s grommeler de temps à autres).

Roland Castro

Roland Castro

Le retour à l’ordre du jour, et le réveil de la tribune

Tout cela a bien changé à partir du moment où M. Castro a quitté la salle, et que le Conseil a repris son cours normal.

Et ce dès la question trois, qui concernait le “Procès verbal de la séance du Conseil Municipal en date du 27 Mars 2009”. Alors que la parole est donnée à l’élu Modem Christophe Grébert, cinq ou six personnes commencent à grogner. Le centriste demande que soit publié un procès verbal plus détaillé, retraçant les différents débats, et ne se contentant pas de relever les décisions, sans explication des votes. Cette demande m’a semblée légitime, mais n’a apparemment pas plu à certains autres spectateurs qui, sans écouter l’intervention, se sont mis à s’esclaffer, et à lancer des mots – sans doute très intéressants et très profonds – qui étaient malheureusement inintelligibles. J’ai trouvé cela assez amusant – au début. Parce que les choses se sont gâtées ensuite.

La vidéo “protection”

La question 5 concernait l’appel d’offre pour la maintenance du système de vidéo surveillance de la ville (démagogiquement appelé “vidéo protection”). Nous avons assisté à deux interventions assistantes. Le premier à s’exprimer était à nouveau l’élu Modem C. Grébert. Ce qui est dommage, c’est qu’il a soulevé certains points qui étaient importants, comme le coût des installations ou le fait que Puteaux ait proportionnellement 8 fois plus de caméras qu’une ville ultra-sécuritaire comme Nice, mais qu’il a aussi tenus des propos blessants à l’égard des personnes chargées de contrôler les écrans, qui ne seraient “devant leurs écrans qu’une heure sur trois”. Il ne faut pas se tromper d’adversaire, et combattre ceux qui mettent le système en place plutôt que ceux qui reçoivent comme mission de s’en servir.

Stéphane Vazia, élu PS au Conseil Municipal

Stéphane Vazia, élu PS au Conseil Municipal

L’intervention de l’élu PS Stéphane Vazia a permis de remettre la vidéo surveillance dans son contexte, en rappelant que toutes les études sur le sujet montrent que les caméras ne participent aucunement à la baisse de la délinquance. Vous retrouverez bientôt son intervention sur VivreEnsembleAPuteaux.com.

La réponse de la Maire a été risible. Elle a commencé par stygmatiser “les jeunes”, parce que ce sont eux que les caméras traquent. “Cela permet de voir les jeunes qui se droguent”, “parce que ce sont les jeunes qui se droguent“, a-t-elle déclaré. Le genre de déclaration à vous donner la nausée. Puis de s’en prendre aux habitants de Nanterre. Pourquoi la droite cherche-t-elle toujours à monter les gens les uns contre les autres ?

L’Agenda 21

C’est lors des questions concernant l’Agenda 21 que mes voisins se sont vraiment réveillés. Et pour dire quoi ? Dès que l’un ou l’autre a abordé la question de la “prairie des papillons”, MM. Grébert et Vazia s’en sont pris pour le grade. “Ca les chenilles, il en a chez lui parce qu’il ne lave pas”. “Il en a déjà sur lui des chenilles et des papillons, ça devrait lui suffire !”. D’une part, cela n’a strictement aucun sens. Je ne vois pas en quoi les chenilles ou les papillons seraient un signe de “saleté”, comme semblait le sous-entendre mon brillantissime voisin. Et cela permet de voir un peu le niveau des attaques qui ont fusé.  Que voulez-vous faire, que voulez-vous dire à des personnes comme cela ? Et encore, ce n’était pas le clou final.

Agenda 21, le logo

Agenda 21, le logo

Cette question de l’Agenda 21 a permis aux élus socialistes de mettre en évidence le manque de professionnalisme de la Mairie. Alors que la Mairie se vante de mettre en place une démarche d'”amélioration continue”, M. Vazia demande quels sont les indicateurs permettant d’encadrer cette démarche. Aucun. Aucun chiffrage non plus des actions à mener. C’est bien beau d’employer des mots à la mode, encore faut-il connaître les principes qu’il y a derrière. Comment peut-on espérer mettre en place un cycle d’amélioration continue si on ne sait pas où on en est, et où on va ? Sans compter le retard accumulé par la Mairie, alors que d’autres villes en sont déjà à leur deuxième programme d’Agenda 21.

La fin du Conseil

Le Conseil s’est continué dans le même esprit. Dès que la parole était donnée à l’un des membres de l’opposition, des cris/exclamations s’élevaient à côté de nous. Autre point relativement pénible, certaines personnes étaient apparemment présentes par obligation plus que par choix. Elles ont ainsi passé tout le conseil à rigoler, discuter du dernier album d’Untel, ou à faire des signes de la main aux différents adjoints au Maire. Il faudra leur dire que leur présence n’est pas obligatoire, et qu’elles seraient beaucoup mieux chez elles autour d’un verre pour papoter. A moins que l’on ne les incite très fortement à venir ?

Je pourrais encore en dire beaucoup sur ce conseil. Mais je conclurai sur une pensée très profonde livrée par l’une des supportrices de la Mairie en fin de Conseil. Pour rappeler le contexte : Sylvie Cancelloni venait de faire une intervention (pas forcément très pertinente, mais ce n’est pas le sujet) sur l’attribution d’une subvention à “Musicarte”, au cours de laquelle sa langue avait légèrement fourché : elle avait dit “depuis novembre 2009” à la place de “depuis novembre 2008”. Que n’a-t-elle pas dit ! Enfin un élément du débat que les supporters ceccaldistes comprennent ! Alors que l’un gueule littéralement “2008 !” (à plusieurs reprises, jusqu’à la levée du Conseil, sans être le moins du monde inquiété par les policiers municipaux qui sont pourtant là pour ça), l’autre déclare, solennelle :

“Ils sont dans l’opposition, donc c’est normal qu’ils cherchent la petite bête. Mais elle est inintelligente : elle a dit “depuis novembre 2009″ alors qu’on est en mars 2009 !”.

Merci, merci pour ce moment d’intense rigolade !

Puteaux : les dossiers litigieux

Vivre Ensemble à Puteaux

Vivre Ensemble à Puteaux

Les élus socialistes au Conseil Municipal de Puteaux ont publié un certain nombre d’articles sur les points litigieux évoqués lors du Conseil du 27 mars.

Tout d’abord, c’est Nadine Jeanne qui dénonce la hausse des impôts à Puteaux, que la Mairie de Puteaux s’est employée à cacher.

Les trois élus reviennent ensuite sur leur décision de voter contre l’ensemble des délibérations, notamment à cause de l’envoi des dossiers à la dernière minute afin qu’ils ne puissent pas les étudier convenablement.

Sont ensuite publiées les interventions en séance de Stéphane Vazia et de Nadine Jeanne.

Enfin, ils reviennent plus particulièrement sur quatre dossiers particulièrement contestables : les acquisitions litigieuses de la Mairie, les nouveaux coûts supplémentaires du Palais de la Médiathèque, l’inégalité de traitement entre la FCPE et la PEEP, et enfin, la modification du POS, dont le dossier n’est pas mis à disposition des élus qui doivent le voter !

Retrouvez la suite des aventures de la Mairie de Puteaux dès ce soir pour le Conseil Municipal d’avril !

Paquet fiscal : Signez la pétition !

Pétition contre le paquet fiscalOn en parle beaucoup, tout le monde le dénonce, et pourtant ! Le paquet fiscal est toujours en place, de plus en plus coûteux et de plus en plus contre-productif. Il est temps de passer à l’étape suivante : il ne suffit plus d’en parler, il faut l’abroger ! Pour cela, le Parti Socialiste agit en deux temps : tout d’abord en faisant signer une pétition pour l’abrogation du paquet fiscal, puis en déposant une proposition de loi en ce sens. Participez à ces actions en signant la pétition !

Rappel des faits :

En 2009, les contribuables aux patrimoines supérieurs à 15,5 millions d’euros bénéficieront d’une restitution moyenne de 368 000 euros, soit l’équivalent de 30 années de SMIC.

Bien que les bénéficiaires du bouclier qui ne paient pas l’ISF soient nombreux (60% des bénéficiaires du bouclier fiscal, 8.838 contribuables), ils ne se partagent que 1% du coût de la mesure. Surtout, cette part a été divisée par deux entre 2007 et 2008, passant de 9,6 millions à 4,84 millions.

Aujourd’hui, alors que les Français aux revenus moyens et modestes sont durement touchés par la crise, il est encore plus inadmissible que des contribuables très aisés bénéficient d’avantages aussi exorbitants.

Les socialistes proposent depuis plusieurs mois un plan de relance massif, de 50 milliards d’euros, et équilibré, reposant à la fois sur le soutien à l’investissement, notamment public via les collectivités territoriales, et sur la relance du pouvoir d’achat :

  • revalorisation immédiate de 3% du Smic,
  • aide exceptionnelle de 500 euros aux bénéficiaires de la PPE et des minima sociaux,
  • baisse de 1 point du taux normal de TVA,
  • prolongation de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire,
  • extension des contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de la durée d’indemnisation à deux ans…

Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale proposera une loi le 30 avril pour enfin doter la France d’un véritable plan de relance.

Pétition contre le paquet fiscal

21 avril : Souvenirs

21 avril 2002

Les résultats du 21 avril 2002

Impossible de ne pas évoquer cela aujourd’hui : il y a 7 ans, un véritable séisme avait lieu sur la scène politique française. Pour la première fois de l’Histoire (et l’unique, espérons !), le candidat d’extrême droite accédait au second tour des élections présidentielles.

Cela se passe le 21 avril 2002. La Gauche est au pouvoir depuis 5 ans. Son bilan est bon, comme le reconnaissent de nombreux observateurs. Lionel Jospin est donné gagnant dans de nombreux sondages, face à un Jacques Chirac soupçonné dans de nombreuses “affaires” douteuses. Tous les français en sont persuadés : le second tour sera un face à face entre le président sortant et son premier ministre. Mais plusieurs phénomènes viennent se greffer à cela.

Tout d’abord, les différents alliés traditionnels du PS essaient de profiter du scrutin pour peser au sein de la future majorité de Gauche. Nombreux sont donc ceux qui préfèreront faire liste à part. Les raisons sont diverses, allant de la remise en cause d’une politique jugée “pas assez à Gauche” pour certains, à un simple “concours de celui qui a la plus longue” pour d’autres. Toujours est-il que la Gauche Plurielle de 97 n’est plus qu’un vague souvenir.

Ensuite, les différents sondages poussent Lionel Jospin à être trop optimiste. Sûr de sa victoire (du moins de son accession au second tour), il ne s’attache pas à faire une campagne sur ses propres thèmes, mais se contente de suivre les thèmes imposés par la Droite (notamment la sécurité). Par orgueil, il aurait également refusé la main tendue de Christiane Taubira, qui lui aurait proposé de se désister à son profit. “Je gagnerai tout seul”.

Enfin, l’électorat de Gauche fait également trop confiance aux sondages. Persuadés de la victoire de Jospin, de nombreux électeurs ont le raisonnement suivant : ils voteront pour un “petit” parti au premier tour, afin d’infléchir la politique de Jospin dans le sens qu’ils souhaitent, puis voteront pour lui au second tour.

Pour rappel, les trois derniers sondages, réalisés les 17 et 18 avril 2002 par les institutes CSA, Ipsos et LCI/SOFRES donnent les résultats suivants au premier tour :

CSA Ipsos LCI/Sofres
Jacques Chirac 19.5% 20% 19.5%
Lionel Jospin 18% 18% 17%
Jean-Marie Le Pen 14% 14% 13.5%

Les résultats sont tout autres : si J. Chirac est en effet en tête, avec 19.88%, il est suivi de J-M Le Pen, à 16.86%, puis L. Jospin à 16.18%. Le candidat d’extrême droite se retrouve donc au second tour.

Cette nouvelle a l’effet d’un séisme sur la vie politique française, et particulièrement sur la Gauche française. En effet, les différents partis de l’ex-Gauche Plurielle ont cumulé plus de 30% des suffrages, et nombreux sont ceux qui regretteront l’absence d’un nouvel accord entre eux.

Couverture de The Economist suite au 21 avril 2002

Couverture de The Economist suite au 21 avril 2002

De nombreuses manifestations auront lieu par la suite, rassemblant plusieurs centaines de milliers de manifestants à plusieurs reprises. L’événement suscitera aussi de nombreuses réactions internationales, et fera la Une de plusieurs journaux étrangers.

Quelles sont vraiment les conséquences du 21 avril 2002 ? Difficile à dire. Les dernières élections présidentielles ont montré que les sondages n’étaient pas remis en cause, bien au contraire. Ils sont devenus un élément majeur (sinon L’élément majeur) des campagnes. Alors quoi ? Peut-être la notion de “vote utile“, qui a permis aux deux premiers candidats d’obtenir plus de 25% des voix en 2007. Mais surtout, la conséquence la plus probable du 21/04/02 est l’affaiblissement du PS qui s’en est suivi, affaiblissement qui a duré jusqu’au congrès de Reims de l’automne dernier. Il aura fallu attendre presque 7 ans pour que le Parti Socialiste soit à nouveau en ordre de bataille, prêt à gouverner le pays, avec des propositions concrètes et précises, et un programme homogène.

Pour finir, voici deux autres anniversaires que nous fêtons aujourd’hui :

1944 : Il y a (seulement !) 65 ans, le droit de vote était accordé aux femmes.

1997 : Il a 12 ans, Jacques Chirac prenait la meilleure décision de ses deux mandats, et annonçait la dissolution de l’Assemblée Nationale, qui conduira à la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier Ministre.

Puteaux – Joëlle Ceccaldi-Raynaud : Députée, mais pas trop

Joëlle Ceccaldi-Raynaud - Députée-Maire de Puteaux

Joëlle Ceccaldi-Raynaud - Députée-Maire de Puteaux

Vincent Nouzille, auteur en 2006 de Députés sous influence, publie aujourd’hui sur le site Lesinfos.com les statistiques de l’activité des députés à l’Assemblée Nationale. C’est suite au récent revers de la majorité sur la loi Hadopi qu’il a eu l’idée de rassembler toutes les informations présentes sur le site de l’Assemblée Nationale, afin de faire un classement des députés les moins actifs de l’Hémicycle.

Chacun s’amusera évidemment à chercher son député dans la liste, et à traquer quelques “grands” noms parmi les “députés fantômes”. A Puteaux, nous sommes évidemment représentés à l’Assemblée par notre maire, Mme Ceccaldi-Raynaud (qui n’est pas passé loin de laisser son siège à Sarkozy Junior). Et comme on pouvait s’y attendre, elle sort tout juste des 20% des députés ayant le moins participé aux débats depuis le début de la législature. Elle fait donc moins bien que 461 de ses collègues.

Petite question : à quoi sert-il d’être élu si ce n’est pour participer au débat ? Avec une unique participation en séance, la députée-maire de Puteaux ne fait même pas le strict minimum. Mais, comme le rappelle l’auteur de l’article, les députés ne sont pas payés en fonction de leur présence et participation ! Ceci étant dit, elle fait tout de même mieux (selon le classement) que Patrick Balkany, son collègue de Levallois, qui pointe juste au-dessus d’elle.

De l’autre côté du classement, parmi les députés les plus actifs, on retrouve sans surprise Didier Migaud (PS), le président de la commission des finances, suivi de Patrick Ollier (UMP), président de la commission des affaires économiques, de Pierre Méhaignerie (UMP), président de la commission des affaires culturelles et sociales, et enfin Jean-Pierre Brard (PC), dont je vous parlais précédemment.

Après Puteaux, je finis, affinités oblige, par les députés de la 3è circonscription de l’Isère (Grenoble), Michel Destot, qui arrive péniblement à la 186è place, et celui de la 5è circonscription de la Manche (Cherbourg), Bernard Cazeneuve, qui lui pointe à une bonne 477è place !

La liste complète est disponible ici.

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