Le droit de grève selon Total

Total, l'exemple même de l'entreprise immorale
Après ses annonces de licenciement de masse en France, qui avaient donné lieu à l’audition de son directeur général par une commission de l’Assemblée Nationale (compte-rendu disponible ici), Total nous prouve encore une fois la grande considération que l’entreprise porte à ses employés, et à leurs droits fondamentaux.
Le contexte
Total a réalisé l’an dernier des bénéfices records, non seulement pour l’entreprise elle-même, mais également pour une entreprise française. Pourtant, ces résultats ont été suivis par plusieurs plans de licenciement. Et c’est d’autant plus dégueulasse que Total va toucher une aide de l’Etat. Mais revenons à notre sujet.
Total a donc annoncé il y a peu que 51 personnes de sa raffinerie de Lindsey, en Angleterre, allaient être licenciées. Afin de manifester leur solidarité avec leurs collègues, 1200 employés se sont mis en grève « sauvage », soulignant que le groupe pétrolier violait un accord de non-suppression d’emplois.
La réponse de Total
Depuis quand un employé a-t-il le droit de manifester son mécontentement à l’égard de la direction du groupe ? La solidarité avec les licenciés, quel réflexe stupide ! Total n’allait pas laisser passer cela. Et, en effet, le groupe a annoncé aujourd’hui que 900 des grévistes allaient être licenciés.
Voilà une nouvelle décision qui me conforte dans l’image que j’avais du groupe français. Et qui ne fait que renforcer mon sentiment nauséeux lorsque j’aperçois leur logo.
Je vous invite tous à appliquer leur nouveau slogan : « Total, vous ne viendrez plus chez nous, même par hasard« .











