Primaire : leçons d’un premier tour
Quelle journée ! Dimanche 09 octobre 2011 restera dans l’histoire, non seulement de la Gauche, mais de la vie politique française dans son ensemble. Pour la première fois, un parti (deux pour être exact) s’ouvre aux Français pour le choix de son candidat à la présidentielle. Et le succès est immense : plus de 2,5 millions de personnes se sont déplacé ! A Puteaux même, alors que nous espérions atteindre les 700 votants, ce sont plus de 1300 Putéoliens qui sont venus exprimer leur choix. Merci à tous ceux qui l’ont fait ; c’est une grande victoire pour la démocratie et pour la Gauche en particulier. Un formidable espoir pour 2012.
Ce matin, un seul nom est sur toutes les lèvres : Arnaud Montebourg. Avec 17% des voix (premier décompte), il réalise en effet un bien meilleur score que ce que les sondages lui prédisaient. Il était temps.
Depuis 2008 et la première crise financière, tout le monde s’étonne que la Gauche ne profite pas de la validation de ses idées par le cours des événements. Et aujourd’hui, 3 ans et deux crises plus tard, nous voyons enfin ces idées récompensées dans les urnes. La position d’Arnaud Montebourg va permettre au Parti Socialiste de se recentrer sur la gauche, là où il n’aurait jamais dû cessé d’être. On imagine mal aujourd’hui un candidat prônant une alliance de premier tour avec le modem. La France a plus que jamais besoin d’être gouvernée par la Gauche, la « véritable » Gauche, celle qui transforme et non celle qui se contente de gérer. Et le Parti Socialiste, grâce aux votes de ses sympathisants, s’est mis hier dans cette position.
Le signal sera d’autant plus fort si Martine Aubry remporte cette primaire. Soutenue dès 2008 par l’aile gauche du Parti Socialiste, en la personne de Benoît Hamon, elle incarne dès son accession au poste de première secrétaire le barycentre de la Gauche. Qui mieux qu’elle peut rassembler de la Gauche radicale aux écologistes ? Qui mieux qu’elle peut apporter un véritable changement, en profondeur, à la France, à l’Europe ?
La crise l’a montré : en faisant toujours ce qu’on a toujours fait, on obtient toujours ce qu’on a toujours obtenu. La gestion d’un système bancal, pour en amoindrir les effets pervers, ne peut pas fonctionner. Le cercle vicieux dans lequel l’Europe, et la France a fortiori, se trouvent ne peut être brisé que par une politique volontariste, sans compromis.
Dimanche prochain, 16 octobre, voter pour Martine Aubry, c’est non seulement l’assurance d’avoir notre meilleure candidate face à Sarkozy, mais au-delà, avoir le meilleur commandant au gouvernail de la France.











