L’identité nationale vue de Belgique
J’en entends déjà me dire que ça y est, le pseudo-débat sur l’identité nationale est clos, que le gouvernement a essayé d’étouffer l’affaire, bref, qu’il ne faut plus en parler. Certes, mais je suis tombé aujourd’hui sur une tribune de Guy Verhofstadt dans le Monde qui mérite, je pense, d’être partagée.
Pour rappel (tout le monde n’est pas forcément grand connaisseur de la politique belge), G. Verhostadt est un ancien Premier Ministre belge, appelé plusieurs fois à la rescousse par le roi pour monter un gouvernement dans ces temps troubles. Il est depuis chef de l’ADLE, le groupe démocrate libéral au parlement européen, dont fait partie le MoDem notamment. Autant dire que je ne partage pas ses idées sur tout (loin de là d’ailleurs).
Mais il faut reconnaître que son analyse sur le débat-qui-tend-le-bras-droit de Besson (pas le gros, l’autre) est intéressante. Extraits :
« L’opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l’impression désastreuse que la France a peur d’elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.
[...] Tous les pays ont des problèmes d’immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c’est moins l’islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.
[...] Ce serait une insulte à l’avenir national si ce débat sur l’identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d’une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice. »
Comme quoi, on peut être de droite et avoir une vision saine sur les thèmes nauséabonds soulevés par notre gouvernement dans ses sursauts frontistes.












février 16th, 2010 at 20 h 39 min
Yeap !
A remarquer sur l’observatoire des inégalités qu’effectivement les problémes d’insertion de ne sont pas sans rapport avec un passé colonial…
Une évidence qui ne donne aucune vertu à toutes formes de Droite !
HA ! Quand c’est écrit noir sur blanc ch’kompran mieux