Francis Poézévara

Conseiller municipal à Puteaux

Sénatoriales : Gros raté à droite !

Scénario improbable hier lors de l’élection sénatoriale dans le 92 ! Alors que les LR et UDI sont en situation quasi hégémonique dans les villes du département, et que 6 ou 7 sièges leur étaient promis (sur 7 au total), ils ne parviennent à conserver que 4 sièges en raison des fractures qui les traversent.

Pierre OuzouliasAvec 217 voix, la liste d’union de la gauche dont je faisais partie remporte un siège. Pierre Ouzoulias est donc élu, et je me réjouis de la voix qu’il pourra porter au Sénat.

Mais ce n’est pas tout : malgré un score de 199 voix, Xavier Iacovelli, tête de liste PS, est également élu sénateur ! Félicitations à lui également ; la gauche ne perd donc qu’un sénateur par rapport au mandat précédent (puisqu’André Gattolin, réélu, a depuis rejoint le parti LREM).

Sénatoriales 2017 : en route vers l’union de la Gauche !

Mercredi, je vous annonçai mon départ du Parti Socialiste en vue de travailler à toute initiative d’union de la Gauche. Les élections sénatoriales du 24 septembre prochain sont l’occasion de poser la première pierre de cette maison commune.

Sénat

Historiquement, les partis déposent leurs listes en solitaire, chacun de leur côté. C’est le cas cette année encore du Parti Socialiste et d’EELV. J’ai cependant décidé de travailler avec des représentants du Parti Communiste, des EELV, des Divers Gauche à la constitution d’une liste d’union, en rassemblant toutes les sensibilités de la Gauche.

Cette liste communiste, socialiste et écologiste représente la seule chance d’envoyer un représentant de la Gauche au Sénat dans le département. Les sénatoriales sont en effet des élections un peu particulières en France, puisqu’il s’agit d’une élection au suffrage indirect : les électeurs sont l’ensemble des élus du département. Nous connaissons donc déjà pour la plupart leurs affinités. Avec 1750 électeurs sur 2345, la droite est en mesure de rafler l’immense majorité des sièges (7) à pourvoir.

Soutenue par les majorités des villes communistes du département (Bagneux, Gennevilliers, Nanterre, Malakoff), ainsi que par une partie des élus du PS et d’EELV, notre liste fait ainsi office d’irréductible village gaulois.

Au-delà de cette échéance, ce travail en commun représente pour moi surtout une première étape vers la constitution d’une maison commune de la gauche, dans l’espoir de porter à terme un projet de gouvernement porteur de justice sociale et de défense de l’écologie.

La composition de la liste “A gauche pour défendre les territoires et les services publics de la République” :

  1. Pierre Ouzoulias, PCF, Bourg-la-Reine
  2. Zahra Boudjemaï, DVG, Nanterre
  3. Francis Poézévara, ex-PS, Puteaux
  4. Carmelina de Pablo, ex-EELV, Montrouge
  5. Saliou Ba, DVG, Malakoff
  6. Brigitte Gonthier-Maurin, PCF, Sénatrice sortante
  7. Jean-Marc Feuillade, DVG, Antony
  8. (Suppléante) Marie-Hélène Amiable, PCF, Maire de Bagneux
  9. (Suppléant) Patrice Leclerc, PCF, Maire de Gennevilliers

Plus d’informations sur les sénatoriales dans les Hauts-de-Seine : voir l’article du Parisien de ce jour.

J’ai décidé de me mettre en retrait du Parti Socialiste

Depuis 2008, je milite au Parti Socialiste, dans la section de Puteaux et la fédération des Hauts-de-Seine. Tout d’abord comme simple militant, puis comme secrétaire de section, puis membre des instances départementales (conseil fédéral, bureau fédéral, délégué fédéral). En neuf ans, j’ai participé et organisé 12 campagnes électorales dans notre ville, ayant abouti à des victoires (régionales 2010, présidentielle 2012), à des défaites cinglantes (municipales 2014, législatives 2017) et d’autres plus encourageantes (municipales 2015). Depuis 2014, mon élection comme conseiller municipal représente un engagement personnel supplémentaire.

Carte Parti Socialiste

Année après année, donner de son temps et de son énergie pour militer, bénévolement, pour le bien commun demande beaucoup de sacrifices. Qu’il s’agisse de temps familial sacrifié pour des réunions de travail, de jours de congés sans solde posés pour mener des actions sur le terrain, de dépenses effectuées dans le cadre des actions menées, militer avec un fort niveau d’engagement est à des années-lumières de l’image d’Épinal de l’homme politique vivant paresseusement sur le dos de l’Etat !

Ces sacrifices, comme l’ensemble des élus et militants bénévoles de France, j’en ai conscience, et je les accepte. Mais je ne peux les assumer que pour défendre les idées et les valeurs que je porte au cœur. Ces idées de justice sociale, de défense des droits de chacun et de l’intérêt de tous, en trois mots de liberté, d’égalité et de fraternité.

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, le Parti Socialiste ne me semble plus être le logiciel le plus adapté pour défendre mes idées, et pour leur permettre d’être appliquées. La victoire de Benoît Hamon lors de la primaire de janvier dernier m’avait fait espérer un rebond, une prise de conscience collective et la défense, enfin, d’un projet porteur d’une vision d’avenir, pour une nouvelle société. Hélas, l’espoir fut de courte durée !

L’élection présidentielle puis les élections législatives nous ont montré que seule l’union des forces de Gauche permettrait d’imposer un véritable progressisme face au libéralisme de LREM et aux conservatismes de LR et du FN. Ces élections nous ont également montré que le Parti Socialiste n’était plus à la hauteur de cet enjeu d’union. La constitution de la liste PS à l’élection sénatoriale de septembre 2017 dans les Hauts-de-Seine en est un exemple encore plus flagrant.

En politique plus qu’ailleurs, l’union fait la force. C’était la certitude qui m’animait lorsque j’ai co-construit la liste Le Rassemblement en 2015 avec des personnes de tous horizons, comme Christophe Grébert (alors MoDem), Evelyne Hardy (DVG), Bouchra Sirsalane (MoDem) et Olivier Kalousdian (EELV). Je conserve plus que jamais cette certitude.

C’est pourquoi j’ai décidé, en accord avec mes convictions et mes engagements, de démissionner de mes fonctions locales et fédérales et de me mettre en retrait du Parti Socialiste, tant que celui-ci continuera d’abandonner son rôle de fédérateur et de moteur de la Gauche.

Socialiste je suis, socialiste je reste : loin d’abandonner le combat politique, je travaillerai au contraire dès les jours qui viennent à la construction de cette “maison commune” de la Gauche, en tant que membre du Mouvement du Premier Juillet, mais également au-delà.

Pour finir, d’un point de vue plus personnel car une aventure politique est également une aventure humaine, je tiens à saluer toutes les personnes avec qui j’ai partagé ces nombreux combats au sein du PS, notamment nos anciens élus Putéoliens Stéphane Vazia, Nadine Jeanne, Eric Chaurial, l’ensemble des militants de la section de Puteaux depuis 2009, nos voisins Marie Brannens, Cécile Boucherie, Xavier Iacovelli et plus généralement tous les militants de Neuilly / Courbevoie / Suresnes, ainsi que toutes celles et ceux avec qui j’ai travaillé au niveau départemental.

A très bientôt,
Francis Poézévara

Rentrée à Puteaux, vive les cadeaux !

Après deux mois de vacances, les enfants putéoliens faisaient leur rentrée hier. Comme beaucoup d’autres parents, j’ai vécu pour ma part ma première rentrée en tant que papa. Il s’agissait évidemment d’un moment personnel fort, pour ma fille comme pour moi ; politiquement, néanmoins, c’est plutôt la journée de samedi qui m’a marqué !

Deux jours avant cette rentrée, en effet, j’ai été invité, comme les milliers de parents d’élèves putéoliens, à la traditionnelle grande distribution des cartables.

Rentrée : distribution des cartables à Puteaux

Distribution des cartables pour les maternelles de Puteaux

A-t-on le droit, en tant que parent, de ne pas soutenir cette grande distribution ? Je le prends, ce droit, et je vous explique pourquoi.

1. Parce que je crois en la compétence de nos enseignants.

Je ne pense pas que Mme Ceccaldi-Raynaud, et encore moins M. Franchi (!), soient à même de définir la liste des fournitures nécessaires à telle ou telle classe. Je pense que c’est à l’enseignant de la définir, en fonction de ses méthodes de travail. Offrir les mêmes fournitures à tous les élèves de toutes les écoles est un non-sens. Une dotation à chaque école permettant de mieux cibler les besoins serait largement bénéfique.

2. Parce que l’objectif de la cérémonie est de clientéliser un électorat.

Il serait intéressant que les fournitures soient distribués aux enfants dans les écoles, à leur arrivée, par leur enseignant. Celui-ci pourrait ainsi leur expliquer ce qui en sera fait durant l’année, et les écoliers auraient ainsi une bonne surprise en arrivant le jour de la rentrée. Pourquoi n’est-ce pas fait ainsi ? Parce que le cadeau n’est pas réellement pour l’enfant. Il s’agit de toucher en priorité les parents, en leur montrant à quel point la ville est “généreuse” et à quel point la Maire “fait bien son travail”. Il faut donc en faire une grosse cérémonie.

Cadeaux de rentrée pour les maternelles à Puteaux

Contenu du cartable offert aux Putéoliens dont les enfants entrent en maternelle.

3. Parce qu’il ne s’agit pas de cadeaux : il s’agit d’achats réalisés avec nos impôts.

Chaque année, une partie des impôts payés par les Putéoliens est allouée directement à ces achats de “cadeaux”. Ce n’est donc pas la mairie qui offre les sacs, feutres, tubes de colle, mais les parents. Et quitte à offrir quelque chose à ma fille pour son année scolaire, je préfèrerais pouvoir le choisir moi-même. Que mes impôts soient plutôt versés aux écoles, investis dans leur rénovation, ou dirigés vers les familles les plus démunies pour subventionner l’achat de toutes les fournitures pour leurs enfants !

4. Parce que rose pour les filles, bleu pour les garçons…

Les goûts et les couleurs. Mais pourquoi ne pas varier un peu ? Laisser le choix à l’enfant ? Plutôt que l’enfermer dès son plus jeune âge dans un conformisme sexiste absolu ?

Cartables roses Puteaux

Vous avez dit cliché ?

En conclusion, je suis allé, comme de très nombreux Putéoliens, chercher les fournitures de ma fille à la Mairie ce samedi 2 septembre. Si ces cadeaux, des feutres, des crayons de couleur, de la peinture, avaient été offerts par des grands-parents, cela aurait été parfait. Mais offerts par une municipalité, qui est censée mener une politique globale de moyen et long terme, porter une vision, c’est tout à fait inapproprié.

Je vous souhaite à toutes et à tous, enfant et parents, une très bonne première semaine de rentrée !

Surloyer en HLM : nouvelle sanction pour Puteaux

Lors du Conseil municipal du 30 juin, Joëlle Ceccaldi-Raynaud nous a appris que la Ville de Puteaux avait été à nouveau retoquée sur sa gestion des HLM. En cause : une demande d’exonération du surloyer pour les foyers les plus élevés.

Qu’est-ce que le surloyer de solidarité ?

Pour mieux comprendre la portée de la demande de la maire de Puteaux, il faut se rappeler que les logements sociaux s’adressent à une population dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond. Afin d’assurer une mixité sociale, les logements peuvent être de plusieurs types (PLAI pour les personnes en difficulté, PLUS pour les logements sociaux “classiques”, PLS pour les logements intermédiaires). A travers ces trois catégories, de nombreux foyers peuvent accéder à ces logements. Par exemple, une personne seule à Paris gagnant jusqu’à 30 000€ pourra y prétendre.

Lorsque les locataires de ces logements voient leurs revenus augmenter et que ceux-ci dépassent d’au-moins 20% le plafond (donc 36000€ dans l’exemple précédent), ils doivent payer un surloyer de solidarité (SLS). Son objectif est de faire tendre le loyer du HLM vers le loyer d’un logement privé classique pour les foyers les plus aisés.

A Puteaux, des HLM pas très sociaux…

A Puteaux, comme l’indiquait l’agence nationale ANCOLS dans son rapport (qui a abouti à une amende colossale pour Puteaux), les HLM remplissent assez peu leur fonction sociale (et c’est un euphémisme !). Ainsi, seuls, 17,5% des locataires bénéficient ainsi des APL, contre 38% pour toute l’Île-de-France.

Et pourtant, la mairie de Puteaux a demandé à la préfecture d’exonérer de surloyer près de 80% du parc HLM de la ville ! Évidemment, cette demande a été rejetée par Préfet. Cette nouvelle sanction est fondée, pour des raisons évidentes de justice sociale.

Extrait de la délibération :

Surloyers à Puteaux

Ce qui n’a pas empêché Mme Ceccaldi-Raynaud de demander au Conseil municipal de continuer à appliquer l’exonération de surloyer, en se laissant la possibilité de déposer des recours pour contester et retarder la décision de la préfecture.

C’est pourquoi j’ai présenté deux amendements lors du Conseil municipal.

Mon premier amendement vise à :

  • Autoriser la demande d’exonération de surloyer sur un périmètre restreint, telle que validée par la Préfecture,
  • Et remettre en vigueur les surloyers sur les autres logements, conformément à la décision de la Préfecture.

Cette solution raisonnable, qui n’impose pas la suppression de l’exonération de surloyers sur tout le territoire, a été refusé par Mme Ceccaldi-Raynaud.

Amendement surloyers Puteaux

Mon second amendement vise les foyers dont les revenus sont largement au-dessus des plafonds de manière durable. En effet, les personnes gagnant au moins trois fois le revenu maximal autorisé pendant deux années consécutives doivent en théorie rendre leur logement. Dans les faits, cette obligation est peu appliquée, surtout à Puteaux. J’ai donc proposé la stricte application de la loi. Ce qui a bien évidemment été refusé par Mme Ceccaldi-Raynaud.

Amendement 2

Une décision inique et scandaleuse

Je suis scandalisé par la délibération votée par les élus LR/UDI vendredi soir. De manière générale, une exonération de surloyers à Puteaux n’a pas de sens, encore moins au regard de la “mixité sociale” de nos HLM. Mais souhaiter mener un combat contre la Préfecture parce qu’elle ne l’autorise “que” sur 60% du parc est absurde, voire indigne.

En tant qu’élu, je reçois des demandes d’aide de plus en plus nombreuses de la part de familles habitant dans des logements insalubres, en attente de logement social depuis des années, voire même se retrouvant à la rue faute de réponse positive. Le décalage entre ces situations de grande difficulté et la politique clientéliste de Mme Ceccaldi-Raynaud est insupportable.

Notons au passage que, dans le même Conseil municipal, Mme Ceccaldi-Raynaud a refusé de nommer ne serait-ce qu’un seul représentant de l’opposition parmi les 15 administrateurs de l’OPH !

Voilà pourquoi le combat de l’opposition reste plus que jamais important à Puteaux. N’hésitez pas à nous rejoindre, pour que notre voix porte encore plus.

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